Vincere

Publié le par [JO4]

Intrigue/Scénario 14/20
Réalisation 15/20
Musiques 15/20
Jeu d'acteur 18/20

Date de sortie cinéma : 25 novembre 2009

Réalisé par Marco Bellocchio
Avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi, Fausto Russo Alesi

Long-métrage français, italien.

Genre : Drame, Historique
Durée : 1h58
Distributeur : Ad Vitam


Synopsis :

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino - conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur parti fasciste,elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.


Critique :
Un drame historique poignant, puissant, et dérangeant. Avec un jeu d’acteur brillant (mention spéciale à Giovanna Mezzogiorno), « Vincere » s’impose comme un film important de cette année. Mais voila, l’intrigue ne s’aventure pas assez dans l’Histoire et étudie le portrait de la femme cachée de Mussolini (et de son fils), mais ne nous dévoile rien d’autre. Le film se focalise sur son sujet principal, comme un crabe qui a refermé sa pince sur un ennemi, la caméra ne lâchera plus cette femme. Des gros plans, des plans éloignés, des plans de dos. Marco Bellocchio, enivré par le potentiel de Mezzogiorno, la met en avant de telle façon que le scénario se répète un peu. Le combat d’une femme pour la vérité, l’espoir de cette même femme qui disparait de jour en jour.
Dans la forme « Vincere » est un monument, mais dans le fond, il ne parvient pas à être au niveau de ses acteurs. De plus, on regrette que Mussolini soit, dans la deuxième partie du film, représenté par des images d’archives. On aurait aimé être plus immergé dans le film, et ne pas se sentir presque dans une version documentarisée de ce personnage si charismatique.
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Publié dans Les Films de 2009

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